{"id":12560,"date":"2024-02-29T11:45:12","date_gmt":"2024-02-29T10:45:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/?p=12560"},"modified":"2024-02-29T11:45:12","modified_gmt":"2024-02-29T10:45:12","slug":"portugal-terre-daccueil-aux-confins-de-leurope-forteresse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/portugal\/portugal-terre-daccueil-aux-confins-de-leurope-forteresse\/","title":{"rendered":"Portugal : terre d&rsquo;accueil aux confins de l&rsquo;Europe forteresse"},"content":{"rendered":"<h2>A Sao Teotonio, bourgade du sud-ouest du Portugal, ce sont les immigr\u00e9s d&rsquo;Asie du Sud qui font vivre les serres et, dans les rues, les restaurants n\u00e9palais et indiens sont plus nombreux que les enseignes locales.<\/h2>\n<p>Mesch Khatri, un N\u00e9palais de 36 ans, travaille \u00e0 la collecte des fruits rouges, la principale activit\u00e9 \u00e9conomique de la r\u00e9gion. Sa femme Ritu, 28 ans, tient le caf\u00e9 le Nepali.<\/p>\n<p>Leur fils a\u00een\u00e9, sept ans, ne parle que le portugais, un peu l&rsquo;anglais mais pas le n\u00e9palais.<\/p>\n<p>Ce p\u00e8re de famille a d\u00e9barqu\u00e9 en Europe par la Belgique mais a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 s&rsquo;installer au Portugal. \u00ab\u00a0L\u00e0-bas, c&rsquo;est tr\u00e8s difficile d&rsquo;avoir un permis de r\u00e9sidence. C&rsquo;est pour \u00e7a que je suis venu ici. C&rsquo;est plus facile d&rsquo;obtenir des papiers\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne-t-il.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 en d\u00e9cembre 2012, il a obtenu sa carte de r\u00e9sident en 2018 et la nationalit\u00e9 portugaise en 2020.<\/p>\n<p>Sao Teotonio, 9.000 habitants, est une des sous-communes d&rsquo;Odemira qui a vu sa population augmenter de 13% en dix ans.<\/p>\n<p>Ce repeuplement s&rsquo;est fait gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;afflux de main-d&rsquo;\u0153uvre agricole issue de l&rsquo;immigration, dans une r\u00e9gion frapp\u00e9e par des d\u00e9cennies de d\u00e9clin d\u00e9mographique provoqu\u00e9 par l&rsquo;exode rural.<\/p>\n<p>Avec une politique migratoire parmi les plus ouvertes d&rsquo;Europe, le Portugal a vu sa population \u00e9trang\u00e8re doubler en cinq ans, en partie gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e de migrants d&rsquo;Asie du Sud venus travailler dans l&rsquo;agriculture, la p\u00eache ou la restauration.<\/p>\n<p>Un mouvement encourag\u00e9 par le gouvernement socialiste au pouvoir depuis fin 2015, mais qui pourrait basculer \u00e0 droite \u00e0 l&rsquo;issue des \u00e9lections du 10 mars.<\/p>\n<h3>\u00a0\u00ab\u00a0Besoin d&rsquo;eux\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Un peu moins de 500.000 en 2018, le nombre d&rsquo;\u00e9trangers a atteint le million l&rsquo;an dernier, soit un dixi\u00e8me de la population du pays ib\u00e9rique, selon des donn\u00e9es provisoires fournies \u00e0 l&rsquo;AFP par l&rsquo;Agence gouvernementale pour l&rsquo;int\u00e9gration, les migrations et l&rsquo;asile (Aima).<\/p>\n<p>Si les Br\u00e9siliens restent de loin le premier contingent immigr\u00e9 (quelque 400.000 ressortissants), les Indiens (58.000) et les N\u00e9palais (40.000) sont d\u00e9j\u00e0 plus nombreux que les r\u00e9sidents venus d&rsquo;ex-colonies en Afrique, comme le Cap-vert ou l&rsquo;Angola.<\/p>\n<p>Egalement sans liens historiques avec le Portugal, les Bengladais et les Pakistanais ont eux aussi fait irruption dans le top 10 des pays d&rsquo;origine.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La principale raison pour laquelle le Portugal a vu augmenter le nombre d&rsquo;immigr\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es, c&rsquo;est qu&rsquo;il a besoin d&rsquo;eux\u00a0\u00bb, r\u00e9sume le pr\u00e9sident de l&rsquo;Aima, Luis Goes Pinheiro, soulignant qu&rsquo;il s&rsquo;agit du pays au taux de vieillissement le plus \u00e9lev\u00e9 d&rsquo;Europe apr\u00e8s l&rsquo;Italie.<\/p>\n<p>Loin de la \u00ab\u00a0mer de plastique\u00a0\u00bb form\u00e9e par les serres de Sao Teotonio, dans une r\u00e9gion recul\u00e9e du nord-ouest du pays, Luis Carlos Vila d\u00e9pend aussi de la main-d&rsquo;\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re pour cueillir ses pommes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y pas le choix, la population est \u00e2g\u00e9e et il n&rsquo;y a plus d&rsquo;ouvriers agricoles\u00a0\u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Dans ses vergers de Carrazeda de Ansiaes, six Indiens s&rsquo;affairent \u00e0 couper des arbres. \u00ab\u00a0J&rsquo;aime le Portugal. L&rsquo;argent est bon, le travail est bon, l&rsquo;avenir est bon. En Inde il n&rsquo;y a pas d&rsquo;avenir\u00a0\u00bb, dit l&rsquo;un d&rsquo;eux, Happy Singh, dans un anglais h\u00e9sitant.<\/p>\n<p>En toute l\u00e9galit\u00e9, le patron passe par des soci\u00e9t\u00e9s de recrutement pour trouver ses ouvriers. Chez eux, il retrouve un peu de son histoire familiale: \u00ab\u00a0Mon p\u00e8re aussi a d\u00fb quitter son pays pour aller gagner sa vie\u00a0\u00bb en France.<\/p>\n<h3>\u00a0\u00ab\u00a0Pays g\u00e9n\u00e9reux\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>M\u00eame au sein de la communaut\u00e9 des p\u00eacheurs de Caxinas qui, dans la banlieue de Porto (nord) incarnent le lien traditionnel des Portugais avec la mer, la moiti\u00e9 des \u00e9quipages sont constitu\u00e9s d&rsquo;Indon\u00e9siens.<\/p>\n<p>A la barre de son chalutier de 20 m\u00e8tres, Jos\u00e9 Luis Gomes, patron de p\u00eache comme son p\u00e8re et son grand-p\u00e8re, s&rsquo;est r\u00e9sign\u00e9 au fait que les Portugais ont abandonn\u00e9 ce m\u00e9tier difficile ou sont partis l&rsquo;exercer ailleurs pour de meilleurs salaires.<\/p>\n<p>Recrut\u00e9 par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;associations d&rsquo;armateurs, le Javanais Saeful Ardani, 28 ans, en est \u00e0 son quatri\u00e8me contrat de 18 mois \u00e0 bord du \u00ab\u00a0Fugitif\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les p\u00eacheurs indon\u00e9siens qui travaillent ici n&rsquo;ont aucun souci, t\u00e9moigne-t-il. Nos familles sont rassur\u00e9es puisqu&rsquo;on n&rsquo;est pas en situation ill\u00e9gale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le Portugal, pays d&rsquo;\u00e9migration au XXe si\u00e8cle, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 devenu un pays d&rsquo;immigration au tournant du XXIe.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, il y a eu \u00ab\u00a0une croissance significative, avec quelques aspects nouveaux\u00a0\u00bb, commente Jorge Malheiros, sp\u00e9cialiste des migrations \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Lisbonne.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quel que soit l&rsquo;indicateur, c&rsquo;est un des pays les plus g\u00e9n\u00e9reux\u00a0\u00bb en mati\u00e8re de politique migratoire en Europe, explique le g\u00e9ographe.<\/p>\n<p>Depuis 2007, la loi portugaise permet \u00e0 tous ceux qui d\u00e9clarent des revenus du travail d&rsquo;obtenir des papiers &#8211; ils n&rsquo;ont plus \u00e0 attendre de processus extraordinaires de r\u00e9gularisation.<\/p>\n<p>Autre changement majeur en 2018, lorsque le gouvernement socialiste a accord\u00e9 le droit \u00e0 la r\u00e9gularisation y compris \u00e0 ceux qui n&rsquo;\u00e9taient pas entr\u00e9s l\u00e9galement sur le territoire.<\/p>\n<p>Un nouvel amendement introduit en 2022 pr\u00e9voit m\u00eame un visa temporaire de six mois pour les \u00e9trangers \u00e0 la recherche d&rsquo;un emploi.<\/p>\n<h3>\u00a0\u00ab\u00a0Davantage de racisme\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>\u00ab\u00a0Les lois portugaises ne sont pas parfaites mais elles sont meilleures que celles de beaucoup de pays aux politiques arri\u00e9r\u00e9es\u00a0\u00bb, se f\u00e9licite Timoteo Macedo, responsable de l&rsquo;association Solidarit\u00e9 immigr\u00e9e.<\/p>\n<p>Si cette l\u00e9gislation contribue \u00e0 \u00e9viter les drames des passages clandestins ou la crainte de l&rsquo;expulsion comme ailleurs en Europe, elle n&#8217;emp\u00eache pas qu&rsquo;au Portugal aussi, \u00ab\u00a0il y en a qui se font beaucoup d&rsquo;argent sur le dos de la mis\u00e8re humaine\u00a0\u00bb, ajoute-t-il cependant.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s portugaises ont d\u00e9j\u00e0 d\u00e9mantel\u00e9 plusieurs r\u00e9seaux de trafic d&rsquo;\u00eatres humains dans la r\u00e9gion de l&rsquo;Alentejo, r\u00e9v\u00e9lant notamment les conditions de logement indignes r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 certains ouvriers agricoles.<\/p>\n<p>Accoud\u00e9 au comptoir de son caf\u00e9 de Sao Teotonio, Mesch Khatri reconna\u00eet lui-m\u00eame que l&rsquo;afflux d&rsquo;immigr\u00e9s leur pose de nouveaux d\u00e9fis.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avant c&rsquo;\u00e9tait plus facile de gagner notre vie, maintenant il y a davantage de racisme chez les Portugais. Ils n&rsquo;aiment pas quand les gens vivent \u00e0 dix ou quinze dans une maison ou quand ils ne parlent pas le portugais\u00a0\u00bb, poursuit sa femme Ritu.<\/p>\n<p>Volontaire dans le magasin social qui jouxte un centre de soutien scolaire accueillant une vingtaine d&rsquo;enfants, dont un seul porte un pr\u00e9nom portugais, Julia Duarte observe un groupe de pr\u00e9-adolescentes et un gar\u00e7on qui apprend \u00e0 sauter sur son skateboard.<\/p>\n<p>Originaire de l&rsquo;Alentejo, cette Portugaise de 78 ans a longtemps v\u00e9cu \u00e0 Lisbonne avant de s&rsquo;installer \u00e0 Sao Teotonio. \u00ab\u00a0Je me disais que j&rsquo;allais profiter de ma retraite en paix, puis \u00e7a a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;avalanche\u00a0\u00bb de travailleurs migrants, dit-elle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;\u00e9tait beaucoup de monde et beaucoup de tracas, tous \u00e0 chercher un logement, du travail&#8230; puis je me suis rendu compte que c&rsquo;est des gens tranquilles.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>\u00a0\u00ab\u00a0Regroupement familial\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>D\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide aux immigr\u00e9s, l&rsquo;ONG Taipa s&rsquo;est recentr\u00e9e au fil des ann\u00e9es sur leur int\u00e9gration dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a dix ou quinze ans, nous n&rsquo;\u00e9tions pas pr\u00eats pour \u00e7a, confie sa responsable Teresa Barradas. C&rsquo;est un d\u00e9fi tr\u00e8s important pour une communaut\u00e9 plus ferm\u00e9e qui n&rsquo;\u00e9tait pas habitu\u00e9e \u00e0 des diff\u00e9rences culturelles aussi grandes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Au-del\u00e0, \u00ab\u00a0le principal probl\u00e8me\u00a0\u00bb pour l&rsquo;accueil des migrants reste le manque de logements, \u00ab\u00a0surtout pour les familles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Selon la loi portugaise, elles ont le droit de se regrouper et \u00ab\u00a0cela joue un r\u00f4le tr\u00e8s important pour d\u00e9monter les pr\u00e9jug\u00e9s car nous voyons que nos voisins sont une famille au complet dont les enfants vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole avec les n\u00f4tres\u00a0\u00bb, fait-elle valoir.<\/p>\n<p>Le patron de l&rsquo;agence pour l&rsquo;accueil des \u00e9trangers, Luis Goes Pinheiro, confirme: \u00ab\u00a0Le regroupement familial est extraordinairement important pour garantir une int\u00e9gration pleine et la fixation des migrants, en particulier dans les r\u00e9gions o\u00f9 la densit\u00e9 de la population est tr\u00e8s faible\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>N\u00e9e \u00e0 l&rsquo;automne dernier apr\u00e8s la dissolution de l&rsquo;ex-police des fronti\u00e8res, l&rsquo;agence Aima a h\u00e9rit\u00e9 de quelque 350.000 dossiers de demande de r\u00e9gularisation non trait\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans la capitale Lisbonne, on voit davantage de livreurs \u00e0 v\u00e9lo ou chauffeurs de VTC originaires d&rsquo;Asie du Sud.<\/p>\n<p>Le vendredi, avant la pri\u00e8re, des centaines de musulmans doivent d\u00e9sormais faire la queue pour entrer dans l&rsquo;une des deux mosqu\u00e9es situ\u00e9es dans les ruelles de la Mouraria, le quartier maure des temps m\u00e9di\u00e9vaux.<\/p>\n<h3>\u00a0\u00ab\u00a0Rue du Bangladesh\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Axe central de cette partie du vieux Lisbonne, la Rua do Benformoso compte tant de commerces et restaurants bengladais, qu&rsquo;elle est surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0Rue du Bangladesh\u00a0\u00bb, raconte Yasir Anwar, un Pakistanais de 43 ans \u00e9tabli ici depuis 2010.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9 sans visa apr\u00e8s de brefs passages par le Danemark et la Norv\u00e8ge, il a \u00e9t\u00e9 menac\u00e9 d&rsquo;expulsion avant d&rsquo;obtenir ses papiers gr\u00e2ce aux amendements l\u00e9gislatifs de 2018.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir sillonn\u00e9 les rues pour vendre des fleurs dans les bars et restaurants, M. Anwar a \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9 par un restaurateur qui lui a appris la gastronomie et la langue portugaises.<\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, il attend la nationalit\u00e9 portugaise, ce qui est normalement possible apr\u00e8s cinq ann\u00e9es de r\u00e9sidence l\u00e9gale, et esp\u00e8re faire venir sa femme et ses deux enfants.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand je suis arriv\u00e9 il n&rsquo;y avait rien pour nous\u00a0\u00bb, raconte ce militant de Solidarit\u00e9 immigr\u00e9e. Depuis, \u00ab\u00a0le Portugal est devenu un bon pays pour les immigr\u00e9s et les accueille les bras ouverts\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les enqu\u00eates d&rsquo;opinion montrent que \u00ab\u00a0le Portugal figure parmi les pays europ\u00e9ens o\u00f9 la population ne d\u00e9signe pas l&rsquo;immigration comme un des principaux probl\u00e8mes de son quotidien, contrairement \u00e0 ce qui se passe \u00e0 travers toute l&rsquo;Europe, et que sa r\u00e9action au ph\u00e9nom\u00e8ne migratoire reste positive\u00a0\u00bb, confirme le pr\u00e9sident de l&rsquo;Aima.<\/p>\n<p>Si les sondages \u00e9lectoraux pr\u00e9disent une nouvelle pouss\u00e9e d&rsquo;un parti d&rsquo;extr\u00eame droite cr\u00e9\u00e9 en 2019, l&rsquo;immigration ne figure qu&rsquo;au septi\u00e8me rang des priorit\u00e9s de son programme.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A Sao Teotonio, bourgade du sud-ouest du Portugal, ce sont les immigr\u00e9s d&rsquo;Asie du Sud qui font vivre les serres et, dans les rues, les restaurants n\u00e9palais et indiens sont plus nombreux que les enseignes locales. Mesch Khatri, un N\u00e9palais de 36 ans, travaille \u00e0 la collecte des fruits rouges, la principale activit\u00e9 \u00e9conomique de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":12561,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[321,3003,3004],"class_list":["post-12560","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-portugal","tag-portugal","tag-portugal-terre-daccueil-aux-confins-de-leurope","tag-rue-du-bangladesh"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12560","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12560"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12560\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12562,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12560\/revisions\/12562"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/media\/12561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12560"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12560"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12560"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}