{"id":1509,"date":"2014-06-20T21:06:13","date_gmt":"2014-06-20T19:06:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culturalusa.com\/news\/?p=1509"},"modified":"2026-01-27T18:46:59","modified_gmt":"2026-01-27T17:46:59","slug":"les-hommes-dans-la-mode-reviennent-au-sur-mesure","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/culture\/les-hommes-dans-la-mode-reviennent-au-sur-mesure\/","title":{"rendered":"Les hommes dans la mode reviennent au sur mesure"},"content":{"rendered":"<h2>Le tailleur Michael Ohnona<\/h2>\n<blockquote><p>Il semble loin le temps o\u00f9 les hommes allaient chez le tailleur pour se faire faire leur costume. Et pourtant des trentenaires et des quadra, soucieux de leur look, reviennent au sur mesure, pour des tarifs pas forc\u00e9ment prohibitifs.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les femmes ne sont plus seules \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 la mode: les hommes s&rsquo;y sont mis. Les d\u00e9fil\u00e9s masculins, qui d\u00e9marrent mercredi \u00e0 Paris, suscitent d&rsquo;ailleurs un int\u00e9r\u00eat sans cesse croissant.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les hommes suivent davantage ce qui se fait en pr\u00eat-\u00e0-porter et la suite naturelle, c&rsquo;est le v\u00eatement sur mesure\u00a0\u00bb, estime le tailleur Michael Ohnona, dont la boutique \u00ab\u00a0Pour hommes extraordinaires\u00a0\u00bb se trouve dans le 2\u00e8me arrondissement de Paris. \u00ab\u00a0Il y a de plus en plus de demande\u00a0\u00bb, assure-t-il.<\/p>\n<p>Ses clients ? \u00ab\u00a0Des mecs qui se font plaisir, comme ils se paieraient une cha\u00eene st\u00e9r\u00e9o ou un voyage\u00a0\u00bb. Ils ont la trentaine. On les imagine traders; ils sont en majorit\u00e9 ing\u00e9nieurs: \u00ab\u00a0le vrai ing\u00e9nieur, celui qui construit des ponts\u00a0\u00bb, confie le tailleur.<\/p>\n<p>Ils recherchent \u00ab\u00a0du temps pour soi\u00a0\u00bb. Beaucoup de ses clients viennent lui demander leur costume de mariage. \u00ab\u00a0On est entre mecs, mais en toute \u00e9l\u00e9gance, comme dans un club\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le tailleur re\u00e7oit une trentaine de commandes par mois. Il faut compter six semaines pour un costume. Michael Ohnona prend les mesures, envoie la fiche \u00e0 des ateliers en R\u00e9publique Tch\u00e8que, Pologne ou Italie. Puis il proc\u00e8de \u00e0 des retouches apr\u00e8s un premier essayage. Le client repart finalement, son costume sous le bras, apr\u00e8s le deuxi\u00e8me essayage, all\u00e9g\u00e9 d&rsquo;un millier d&rsquo;euros: le costume co\u00fbte entre 950 et 1.500 euros.<\/p>\n<h3>En qu\u00eate de singularit\u00e9<\/h3>\n<p>Les Nouveaux ateliers font eux produire leurs costumes \u00e0 Shanghai, en Chine. Le prix d&rsquo;appel est difficile \u00e0 battre: 290 euros. Mais les tarifs vont jusqu&rsquo;\u00e0 895 euros et m\u00eame 1.695 euros pour \u00ab\u00a0un tissu d&rsquo;exception\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le tissu, le col, la couleur des boutons, la doublure, les poches: \u00ab\u00a0Vous choisissez tout!\u00a0\u00bb, explique Nicolas Wolfovski, cofondateur des Nouveaux ateliers. Puis le client entre dans \u00ab\u00a0la cabine 3D\u00a0\u00bb, qui prend \u00ab\u00a0plus de 200 points de mesure en moins d&rsquo;une seconde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le march\u00e9 de l&rsquo;homme est \u00ab\u00a0bipolaire\u00a0\u00bb, selon M. Wolfovski: \u00ab\u00a0Il y a du haut de gamme cher et du bas de gamme tr\u00e8s accessible\u00a0\u00bb. Lui vise \u00ab\u00a0le creux\u00a0\u00bb entre les deux et parle volontiers de sa \u00ab\u00a0success story\u00a0\u00bb: plus de 25.000 clients, plus de 100.000 produits vendus. \u00ab\u00a0Nous sommes le leader du sur mesure en France\u00a0\u00bb, dit-il fi\u00e8rement.<\/p>\n<p>Les Nouveaux ateliers ont d\u00e9marr\u00e9 il y a 4 ans, et compteront neuf adresses fin 2014. Ils visent maintenant le march\u00e9 anglais, et pourquoi pas, apr\u00e8s, les Etats-Unis.<\/p>\n<p>Les cr\u00e9ateurs de la marque masculine Melinda Gloss n&rsquo;ont pas cette ambition. Ils proposent du sur mesure, comme \u00ab\u00a0un service suppl\u00e9mentaire aux bons clients\u00a0\u00bb. C&rsquo;est une fa\u00e7on \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9largir le choix\u00a0\u00bb pour des clients, souvent trentenaires, \u00ab\u00a0en recherche de singularit\u00e9\u00a0\u00bb. Mais pas question de se faire faire un costume rose ou bleu blanc rouge: les cr\u00e9ations doivent \u00eatre en phase avec l&rsquo;identit\u00e9 de la marque, qui d\u00e9filera le 27 juin \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Ils ont s\u00e9lectionn\u00e9 une cinquantaine de tissus anglais, de la maison Holland and sherry. Les costumes sont r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 Limoges, dans la m\u00eame usine que ceux du pr\u00eat-\u00e0-porter. Ils les vendent entre 700 euros et 1.000 euros, alors qu&rsquo;en boutique, les costumes sont vendus 650 euros.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a de plus en plus de demande\u00a0\u00bb, confie Mathieu de Menonville, cocr\u00e9ateur de la marque. Mais pour cet \u00e9l\u00e9gant trentenaire, ce n&rsquo;est pas nouveau: avant m\u00eame de cr\u00e9er Melinda Gloss, il y a 5 ans, il se faisait faire ses costumes. Pour lui, le sur mesure \u00ab\u00a0fait partie d&rsquo;un mode de vie masculin\u00a0\u00bb. (AFP)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le tailleur Michael Ohnona Il semble loin le temps o\u00f9 les hommes allaient chez le tailleur pour se faire faire leur costume. Et pourtant des trentenaires et des quadra, soucieux de leur look, reviennent au sur mesure, pour des tarifs pas forc\u00e9ment prohibitifs. 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