{"id":1847,"date":"2015-07-05T04:00:56","date_gmt":"2015-07-05T02:00:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.culturalusa.com\/news\/?p=1847"},"modified":"2024-01-28T20:25:11","modified_gmt":"2024-01-28T19:25:11","slug":"eusebio-la-panthere-noire-entre-au-pantheon-national-portugais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.culturalusa.com\/news\/portugal\/eusebio-la-panthere-noire-entre-au-pantheon-national-portugais\/","title":{"rendered":"Eus\u00e9bio la panth\u00e8re noire entre au Panth\u00e9on national portugais"},"content":{"rendered":"<h2>La d\u00e9pouille du l\u00e9gendaire Eus\u00e9bio, \u00ab\u00a0roi\u00a0\u00bb des footballeurs portugais, a fait son entr\u00e9e solennelle vendredi au Panth\u00e9on national apr\u00e8s avoir travers\u00e9 la ville de Lisbonne lors d&rsquo;un ultime hommage rendu par ses compatriotes.<\/h2>\n<p>Le d\u00e9c\u00e8s le 5 janvier 2014 d&rsquo;Eus\u00e9bio da Silva Ferreira \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 71 ans, premier joueur noir \u00e0 \u00eatre \u00e9lu Ballon d&rsquo;or en 1965, avait suscit\u00e9 une vive \u00e9motion au Portugal et \u00e0 travers le monde du football.<\/p>\n<p>Le jour de son enterrement, des dizaines de milliers de personnes \u00e9taient sorties dans les rues de Lisbonne pour pleurer l&rsquo;ancienne gloire de l&rsquo;\u00e9quipe nationale, qu&rsquo;il avait port\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la troisi\u00e8me place de la Coupe du monde 1966, et du Benfica, son club de toujours.<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient nettement moins nombreux vendredi au long du parcours d&rsquo;une vingtaine de kilom\u00e8tres qui s&rsquo;est termin\u00e9 sur le parvis du Panth\u00e9on pour une c\u00e9r\u00e9monie officielle en pr\u00e9sence des plus hautes personnalit\u00e9s de l&rsquo;Etat et du football portugais, \u00e0 l&rsquo;exception de Cristiano Ronaldo et de Jos\u00e9 Mourinho.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je rends ici mon hommage \u00e0 un compagnon in\u00e9galable, un homme admirable, au plus grand sportif que le Portugal a jamais connu\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 dans son \u00e9loge fun\u00e8bre l&rsquo;ancien co\u00e9quipier d&rsquo;Eus\u00e9bio, Antonio Simoes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est une des personnalit\u00e9s les plus captivantes que j&rsquo;ai rencontr\u00e9es, qui faisait preuve d&rsquo;une humilit\u00e9 aussi grande que son g\u00e9nie\u00a0\u00bb, a soulign\u00e9 le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Anibal Cavaco Silva.<\/p>\n<p>Un peu plus loin, plusieurs centaines de Lisbo\u00e8tes agitaient des mouchoirs blancs en criant \u00ab\u00a0au revoir Eus\u00e9bio\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0merci!\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>Premier sportif<\/h3>\n<p>En f\u00e9vrier dernier, les d\u00e9put\u00e9s avaient d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 d&rsquo;accorder les honneurs du Panth\u00e9on national \u00e0 Eus\u00e9bio, premier sportif \u00e0 y faire son entr\u00e9e. Il y a rejoint la diva du fado, Amalia Rodrigues, ainsi que plusieurs \u00e9crivains et diverses personnalit\u00e9s politiques.<\/p>\n<p>Vendredi en milieu d&rsquo;apr\u00e8s-midi, le corbillard contenant son cercueil, recouvert du drapeau portugais, a donc quitt\u00e9 le cimeti\u00e8re de Lumiar, dans le nord de Lisbonne.<\/p>\n<p>Le convoi, escort\u00e9 par une vingtaine de motos de la gendarmerie nationale, s&rsquo;est d&rsquo;abord arr\u00eat\u00e9 pour une messe en pr\u00e9sence des proches du footballeur.<\/p>\n<p>Le cort\u00e8ge a ensuite fait le tour de l&rsquo;ext\u00e9rieur du stade de la Luz, o\u00f9 le Benfica avait \u00e9rig\u00e9 une statue d&rsquo;Eus\u00e9bio de son vivant, avant de s&rsquo;engager dans les grands boulevards en direction de la F\u00e9d\u00e9ration portugaise de football puis du Parlement national, o\u00f9 il s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 bri\u00e8vement.<\/p>\n<p>Le cercueil, pos\u00e9 alors sur une charrette et tir\u00e9 par un attelage de chevaux, a long\u00e9 le cours du Tage \u00e0 travers le vieux Lisbonne jusqu&rsquo;\u00e0 la colline o\u00f9 s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve la coupole du Panth\u00e9on, une b\u00e2tisse de style baroque datant de la fin du 17e si\u00e8cle.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avec Amalia, Eus\u00e9bio reste le plus grand repr\u00e9sentant du Portugal dans le monde. C&rsquo;est comme Pel\u00e9 au Br\u00e9sil\u00a0\u00bb, a t\u00e9moign\u00e9 Jos\u00e9 Manuel Campos, un retrait\u00e9 de 63 ans v\u00eatu du maillot rouge du Benfica, qui attendait le passage du cort\u00e8ge aux abords du Panth\u00e9on.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 25 janvier 1942 \u00e0 Maputo, capitale du Mozambique, alors une des colonies africaines du Portugal, Eus\u00e9bio a \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9 \u00e0 19 ans par le Benfica pour ses exceptionnelles qualit\u00e9s techniques et physiques.<\/p>\n<p>Surnomm\u00e9 la \u00ab\u00a0panth\u00e8re noire\u00a0\u00bb, ou simplement le \u00ab\u00a0roi\u00a0\u00bb, il a remport\u00e9 en 1962 l&rsquo;anc\u00eatre de la Ligue des champions, la Coupe d&rsquo;Europe des clubs champions, en signant deux des buts d&rsquo;une finale d&rsquo;anthologie remport\u00e9e par le Benfica face au Real Madrid de Puskas et Di Stefano (5-3).<\/p>\n<p>Les 733 buts inscrits en 745 matches sur l&rsquo;ensemble de sa carri\u00e8re en disent long sur ce redoutable attaquant, v\u00e9loce et puissant.<\/p>\n<p>Emp\u00each\u00e9 par le dictateur Antonio Salazar de signer pour un club \u00e9tranger, Eus\u00e9bio \u00e9tait rest\u00e9 15 ans au Benfica, devenant malgr\u00e9 lui une des ic\u00f4nes du Portugal des \u00ab\u00a0trois F\u00a0\u00bb &#8211; fado, football et Fatima &#8211; \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;Amalia Rodrigues. (AFP)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9pouille du l\u00e9gendaire Eus\u00e9bio, \u00ab\u00a0roi\u00a0\u00bb des footballeurs portugais, a fait son entr\u00e9e solennelle vendredi au Panth\u00e9on national apr\u00e8s avoir travers\u00e9 la ville de Lisbonne lors d&rsquo;un ultime hommage rendu par ses compatriotes. 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