Marine Le Pen a affirmé qu’elle voterait « très certainement » le projet de loi en préparation contre les séparatismes et l’islamisme radical.
Interrogée sur Europe 1 pour savoir si elle voterait en faveur de ce texte renforçant la laïcité et la lutte contre les séparatismes, qui doit être présenté en Conseil des ministres le 9 décembre, la présidente du Rasemblement national et députée a répondu: « très certainement oui ».
« Même si ça n’est qu’un pas sur les mille pas qu’il faut faire, de toute façon c’est mieux qu’absolument rien », a fait valoir l’élue du Pas-de-Calais et candidate à la présidentielle.
« J’entends véritablement avoir un comportement très constructif parce que je pense très sincèrement que le fondamentalisme islamiste est un des majeurs dangers qui pèse sur notre pays aujourd’hui », a ajouté Marine Le Pen.
Pour autant, la dirigeante du parti RN, qui réclame une « législation de guerre contre l’islam radical » et des « lois d’exception » compatibles à ses yeux avec l’Etat de droit, « essaiera par tous les amendements que nous déposerons de rendre cette loi efficace car j’ai vu trop de lois sur ce sujet être totalement inefficaces », a-t-elle poursuivi.
En revanche, elle a prévenu qu’elle ne « servirait pas de caution au gouvernement ». « Je n’accepterai plus aucune excuse, plus aucune compromission, plus aucune des petites lâchetés qui ont créé la situation dans laquelle nous vivons aujourd’hui », a-t-elle déclaré.
Marine Le Pen a salué la dissolution en Conseil des ministres de l’association Cheikh Yassine, « directement impliquée dans l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty » dans les Yvelines selon Emmanuel Macron, mais a prévenu qu’il y a « l’association d’à côté qui peut-être est encore plus dangereuse » et a réclamé à nouveau la dissolution de la fédération Musulmans de France (ex-UOIF), proche des Frères musulmans.
Elle a aussi demandé de « s’attaquer » à « la politique globale d’immigration », sur laquelle elle réclame un « moratoire immédiat ». « Si on n’assèche pas le terreau du communautarisme qui est l’immigration massive, alors on n’assèchera pas le terreau du fondamentalisme islamiste qui est le communautarisme« .
(AFP)









