• 17 janvier 2026

Les ventes de maisons individuelles reprennent grâce à l’élargissement du prêt à taux zéro

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Les professionnels de l’habitat voient « la lumière au bout du tunnel », après plus de deux ans de crise, grâce notamment à l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ), a estimé mercredi Grégory Monod, président du pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB).

A fin juillet, ce pôle comptabilise 61.800 maisons individuelles construites lors des douze mois précédents, près de 22% de plus qu’en 2024, selon des chiffres dévoilés lors d’un point presse.

Ce niveau reste cependant moitié moins que les 119.700 maisons construites en moyenne chaque année entre 2006 et 2024.

« On est sur le chemin » de la reprise, « mais on n’est pas arrivé à destination », relève Christophe Boucaux, délégué général du pôle Habitat, qui rassemble constructeurs, promoteurs, aménageurs et rénovateurs.

L’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) à tout le territoire et aux maisons individuelles à partir d’avril 2025 a été un « facteur déclenchant » de cette reprise, selon Grégory Monod. Son effet s’est fait ressentir à partir de mai-juin, complète Christophe Boucaux.

Le PTZ est d’autant plus décisif dans l’achat d’un logement avec des taux d’intérêt se situant autour de 3,1%, bien au-dessus des taux observés avant-Covid, ce qui réduit les capacités d’emprunt des ménages.

M. Boucaux estime que 15.000 logements pourront être financés avec un PTZ en 2025, et en espère 30.000 voire 35.000 en 2026, à condition que les paramètres actuels ne soient pas modifiés dans le projet de loi de finances (PLF) de l’Etat pour 2026.

Les ventes de maisons individuelles ont été plombées depuis 2022, comme le reste du secteur du logement neuf, par l’envolée des taux d’intérêt et des coûts de construction. Le marché a été divisé par 2,7 entre 2021 et 2024.

Pour 2026, Grégory Monod pressent que la construction de maisons individuelles va continuer de se reprendre, mais le manque de visibilité pèse sur les projets d’achat immobilier.

« Nous avons moins d’appels de clients depuis le vote de défiance » ayant fait chuter le gouvernement Bayrou la semaine passée, assure-t-il.

Concernant les ventes de logements collectifs, le secteur souffre de l’écroulement de l’investissement locatif : -66% de ventes aux investisseurs particuliers par rapport à la moyenne annuelle des années 2012 à 2024.

« Sans dispositif ad hoc, il n’y aura pas de salut » pour le logement collectif, prévient Grégory Monod, qui espère voir le statut du bailleur privé, un nouveau régime fiscal, inclus dans le PLF 2026.

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