Selon le fournisseur de Vélib, les vélos partagés devraient bientôt être électriques à 100% dans la plupart des villes, a indiqué mercredi Benoît Yameundjeu, le directeur général de Smoove, le fournisseur des Velib.
« Notre conviction est que le marché sera 100% électrique d’ici quelques années (…) Plus de deux tiers de nos appels d’offres sont 100% électriques », à l’image de Marseille ou Madrid dernièrement, a souligné M. Yameundjeu devant l’Association des journalistes des transports.
Le report modal, soit la part d’utilisateurs qui quittent leur voiture pour le vélo, « passe de 15% avec les vélos mécaniques à 30-40% avec des vélos électriques », qui attirent plus de jeunes et de femmes, selon le dirigeant. Les collectivités qui peuvent se le permettre optent donc pour les vélos électriques.
Smoove, qui conçoit et fournit des systèmes de vélos partagés, électriques ou non, est présent dans une vingtaine de villes dans le monde. Il est notamment le pivot du consortium Smovengo qui exploite depuis 2018 Velib, le vélo en libre-service parisien.
La société est « en train de rapatrier toute une partie de (sa) production en France », en collaboration avec un équipementier de l’industrie automobile.
Il s’agit d’abord de rapatrier l’assemblage des vélos sur un site des Hauts-de-France ou en Nouvelle-Aquitaine, soit « plusieurs dizaines de milliers (d’exemplaires) d’ici quelques années », puis la fabrication des cadres.
« La dépendance aux pays d’Asie, on l’a payée assez cher pendant cette période » où les pénuries et problèmes de logistique se sont multipliés, a souligné le DG de Smoove.
A Paris, Velib a rencontré de grosses difficultés pendant la pandémie et les élus du Syndicat Autolib’ Velib’ Métropole (SAVM) ont exigé mardi soir « une amélioration rapide de la qualité de service ».
« Des pannes ont été détectées sur l’assistance électrique de la quasi-intégralité des nouveaux Velib », souligne notamment le SAVM. « A ce jour, malgré la mise en place par le prestataire d’un palliatif technique fin décembre, l’expérience des usagers peut encore être affectée et l’origine précise des dysfonctionnements n’est toujours pas identifiée ».
Selon M. Yameundjeu, « la part d’utilisation (des électriques) a été assez fortement sous-estimée en début de contrat ». Ils ont été « sur-utilisés, avec plus de 15 rotations par jour et par vélo. Ils sont très sollicités et n’ont pas le temps de se recharger ».
« Ça a été en partie résolu avec la livraison de 3.000 nouveaux Velib (électriques) fin 2021 », et la mise à jour d’un contrôleur électronique, a souligné le directeur général de Smoove. Les vélos électriques représentent désormais 8.000 des 20.000 Velib.











