Attentats de Paris : L’état d’urgence est proclamé

François HollandeAu moins 120 personnes ont été tuées dans plusieurs attaques terroristes sans précédent à Paris ce vendredi soir. Cinq terroristes ont été neutralisés à ce stade, a annoncé le procureur de la République de Paris, François Molins, en estimant que le bilan des attentats qui ont frappé Paris vendredi soir pourrait atteindre voire dépasser les 120 morts.

François Hollande, président de la République: « Mes chers compatriotes, au moment où je m’exprime, des attaques terroristes d’une ampleur sans précédent sont en cours dans l’agglomération parisienne. Il y a plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés, c’est une horreur.

Nous avons sur ma décision mobilisé toutes les forces possibles pour qu’il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers qui peuvent être concernés.

J’ai également demandé qu’il y ait des renforts militaires. Ils sont en ce moment sur l’agglomération parisienne, pour être sûr que aucune attaque ne puisse de nouveau avoir lieu. J’ai également convoqué le Conseil des ministres, il va se tenir dans quelques minutes. Deux décisions seront prises.

L’état d’urgence sera décrété, ce qui veut dire que certains lieux seront fermés, la circulation pourra être interdite et il y aura également des perquisitions qui pourront être décidées dans toute l’Ile-de-France ».

Les autorités françaises avaient fait état jusqu’alors de trois présumés assaillants morts dans la salle de spectacles Le Bataclan, où a eu lieu une prise d’otages, et d’un kamikaze tué près du Stade de France, au nord de Paris.

L’enquête va s’attacher à déterminer ce qu’il s’est passé sur six sites: au stade de France, boulevard de Charonne avec 18 morts, boulevard Voltaire avec un décès, rue Alibert avec 14 décès, et rue de la Fontaine au Roi avec cinq morts, a détaillé François Molins.

Avec la prise d’otages au Bataclan, qui s’est terminée par un assaut de la police, le bilan est extrêmement lourd, a dit le procureur.

La justice française a ouvert une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste. Trois services de police ont été saisis: la Direction générale de la sécurité intérieure, la direction centrale de la police judiciaire et la section anti-terroriste de la brigade criminelle de Paris.

Les Etats-Unis et leur président Barack Obama ont affirmé vendredi leur pleine solidarité avec Paris, cible d’une vague d’attentats, Washington offrant d’aider la France à traduire les terroristes en justice.

M. Obama a cité –en français– la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité, en affirmant que ces valeurs étaient partagées par le peuple américain.

Les attentats qui ont fait au moins 120 morts dans la capitale française ne sont pas seulement une attaque contre Paris mais une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles, a déclaré le président américain lors d’une brève allocution solennelle à la Maison Blanche.

Sur le site même des attentats du 11-Septembre à New York, l’antenne du plus haut gratte-ciel d’Amérique du Nord, le One World Trade Center, portait vendredi soir les couleurs de la France.

Tenu au courant sur les événements en cours à Paris, Barack Obama a ajouté que les Etats-Unis allaient aider la France à traduire les terroristes en justice, tout en notant qu’il était encore trop tôt pour savoir qui avait fomenté ces attaques, destinées à terroriser des civils innocents.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a de son côté précisé à l’AFP n’avoir à l’heure actuelle pas identifié de menace particulière contre les Etats-Unis.

Le ministère de la Sécurité intérieure suit de près les événements en cours à Paris et nous sommes en contact avec nos homologues dans cette région. Pour l’heure il n’y a pas de menace précise ou crédible contre les Etats-Unis, a indiqué un porte-parole du ministère.

Une telle barbarie ne pourra jamais menacer ce que nous sommes. Nous répondrons. Nous vaincrons. Nous surmonterons, a de son côté assuré le vice-président américain Joe Biden.

D’autres témoignages de sympathie et de soutien ont émané de responsables américains, notamment de villes qui, comme l’a rappelé M. Obama, ont aussi par le passé été endeuillées par des attaques terroristes.

Le maire de New York a ainsi exprimé la solidarité des New-Yorkais après les actes de violence insensés ayant frappé Paris.

Les New-Yorkais ont le coeur brisé de voir notre cité soeur de Paris encore frappée par des actes insensés de violence et nous sommes solidaires des Parisiens et de la maire (de Paris Anne) Hidalgo en ces moments tragiques, a déclaré Bill de Blasio dans un communiqué.

La police de New York a par ailleurs annoncé vendredi soir qu’elle renforçait par précaution les mesures de sécurité dans la ville, notamment près des bâtiments officiels français.

Par excès de prudence, des unités antiterroristes ont été dépêchées dans les secteurs très peuplés de la ville, pour fournir une présence policière et rassurer la population, a indiqué la police dans un communiqué.

Des déploiements spécifiques, autour des lieux du gouvernement français à New York, ont été mis en place immédiatement après les attentats, précise ce communiqué.

Rien n’indique que les attentats (de Paris) aient un lien avec New York, a ajouté le texte.

La police a précisé être en contact étroit avec ses homologues parisiens, ainsi que le FBI.

A Washington, la sécurité a également été renforcée autour des sites français, a indiqué la maire de la capitale fédérale, Muriel Bowser, qui a transmis ses pensées et prières aux victimes de ces actes de violence horribles.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a lui aussi indiqué suivre de près la situation en France, ses services transmettant leurs pensées et prières à la population française dans ce moment tragique.

Agenda

Agenda des Concerts, Festivals, Spectacles, Evénements, Cinema, Savoir Plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.