30 novembre 2020

Législatives la nette victoire de la gauche assurée d’une majorité à l’Assemblée

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Législatives 2012
La gauche, emmenée par le PS, arrive largement en tête dimanche du premier tour des législatives, avec environ 47% des voix, devant l’UMP et ses alliés à 35% et le FN autour de 13-14%, assurant au nouveau président François Hollande une majorité au minimum relative.

Selon les estimations divulguées à 20H00 par les instituts de sondages, si le PS et l’UMP sont au-coude-au-coude (35%), la majorité présidentielle, avec l’apport d’EELV (5%), creuse l’écart. En ajoutant le score du Front de Gauche, crédité de 6,5% à 7%, l’avance de la gauche atteint environ 12 points.

Traduit en terme de sièges à l’Assemblée nationale, le PS et ses alliés (PRG et Divers gauche) recueilleraient entre 275 et 329 sièges et peuvent envisager d’obtenir la majorité absolue (289) dimanche prochain, selon les instituts CSA, Ipsos et Sofres.

Au besoin, le parti présidentiel pourrait compter sur l’apport de 8 à 18 députés d’Europe Ecologie-Les Verts, d’après les mêmes enquêtes. Le Front de gauche, dont le leader Jean-Luc Mélenchon reste à l’écart de la majorité présidentielle, peut décrocher de 13 à 20 sièges.

L’UMP est donnée perdante mais garderait de 210 à 270 sièges. Le Front National, tout comme le MoDem du centriste François Bayrou, peut espérer de zéro à trois sièges.

Le FN pourrait toutefois pâtir de la faible participation (moins de 60%), qui devrait limiter le nombre de triangulaires: selon les instituts, le seuil pour se maintenir au second tour sera en moyenne de 21,5% des suffrages exprimés, niveau difficile à atteindre puisque les candidats doivent recueillir au moins 12,5% des inscrits.

L’abstention, dimanche, atteint un niveau record sous la Ve République pour des législatives!

« Les électeurs ne voient plus l’intérêt de ce scrutin juste après la présidentielle », a commenté Frédéric Dabi, de l’Ifop.

En 2007, la participation avait déjà été faible, à 60,98%, contre 83,2% en 1978 (record inverse).

A titre de comparaison, le 22 avril, le taux de participation au premier tour de la présidentielle a été de 79,48%.

Dans le Pas-de-Calais, marqué par l’affrontement à Hénin-Beaumont entre Marine Le Pen, du Front national, et Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche (FG), la participation (47,50%) était à 17H00 très légèrement supérieure à celle du premier tour en 2007 (46,14%). Le département voisin du Nord connaissait au même moment un net reflux (45,8% contre 49,8%).

Accueilli par quelques applaudissements, François Hollande a voté à 11H00 dans son fief de Tulle, sans sa compagne Valérie Trierweiler.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a voté à Nantes, ville dont il est le maire et où il brigue un sixième mandat de député. Il a souligné qu’il avait « besoin de la légitimité des citoyens (…) pour mettre en oeuvre le projet présidentiel ».

A Paris, dans le XVIe arrondissement, l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a voté peu avant midi, sans faire de commentaires. Il était accompagné de sa femme, Carla Bruni-Sarkozy.

« Il ne faut pas que le PS » ait tous les pouvoirs, a lancé l’ancien Premier ministre, François Fillon, peu après avoir voté à la mairie du VIIe arrondissement à Paris, où il porte les couleurs de son parti (2e circonscription).

Le président du MoDem, François Bayrou, a été le plus matinal en votant peu de temps après l’ouverture des bureaux de vote, à Pau, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, où son siège de député, qu’il détient depuis 1986, est en jeu.

Marine Le Pen, candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais à Hénin-Beaumont, a effectué son devoir électoral dans la matinée.

Elle a dénoncé des incidents survenus peu auparavant dans un bureau de vote à Méricourt, une commune limitrophe où les forces de l’ordre sont intervenues pour faire entrer un assesseur du FN qui en était empêché.

Le FN et le FG se sont accusés mutuellement. Marine Le Pen a vu dans cet incident les « vieilles méthodes des communistes », Jean-Luc Mélenchon rétorquant qu’il s’agissait d’une « provocation » du FN.

Les principaux ténors ont voté dans leurs villes respectives: Alain Juppé (UMP) à Bordeaux, Ségolène Royal (PS) à La Rochelle, Martine Aubry (PS) à Lille, Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, à Meaux, ville de Seine-et-Marne dont il est le maire, Cécile Duflot (EELV) dans le XIe arrondissement à Paris.

Quarante-six millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour départager 6.603 candidats, dont 40% de femmes.


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