• ven. Fév 3rd, 2023

Les risques de pénurie alimentaire inquiètent les Européens

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Plus d’un consommateur sur deux craint de faire face à des difficultés pour se procurer certains produits alimentaires, révèle une étude menée dans 15 pays par l’Observatoire Cetelem de la banque française BNP Paribas, notant une inquiétude particulièrement élevée dans le sud de l’Europe.

70% des consommateurs interrogés en Italie, 69% en Espagne, 67% au Portugal et 59% en France ont répondu « oui » à la question: « craignez-vous qu’il soit difficile de se procurer des produits alimentaires dans votre pays au cours des prochains mois? », selon l’étude menée du 3 au 16 novembre 2022 par cet Observatoire de la consommation, qui a interrogé 14.200 personnes de 18 à 75 ans, issues d’échantillons nationaux représentatifs de 15 pays européens.

Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem, a pointé lors d’une conférence de presse à Paris les importantes disparités en fonction des pays: si les Portugais, Espagnols, Italiens ou Britanniques (63%) sont en majorité inquiets, seuls 33% des Autrichiens, 34% des Polonais, 35% des Bulgares craignent des pénuries.

« C’est très rare qu’on ait ce genre d’écarts, du simple au double, entre les pays », a-t-il observé, avouant les difficultés de l’observatoire à analyser cette disparité de perception. « On a du mal à expliquer pourquoi on est beaucoup moins inquiets dans certains pays comme en Pologne ».

En France, 59% des personnes interrogées craignent d’éventuelles pénuries alimentaires lors des prochains mois, après avoir fait l’expérience en 2022 de pénuries de certains produits très spécifiques, comme la moutarde ou le carburant.

Au total, 3 européens sur 4 anticipent une privation de ressource, fuel, coupure d’électricité, gaz, essence voire limitation de l’utilisation de l’eau au cours des prochains mois.

Mais le sondage a été réalisé en novembre, alors que les inquiétudes étaient particulièrement élevées quant à la capacité des Européens à passer l’hiver sans coupures d’électricité dans le contexte de la guerre en Ukraine, a nuancé M. Neuvy.

De manière générale, il a évoqué un contexte « extraordinairement anxiogène avec une succession de chocs inédits dans un laps de temps très rapproché », avec notamment une inflation « inédite à ce niveau pour tous les Français qui ont moins de 50 ans ». La consommation des ménages affiche cependant « une bonne résistance » sur le continent.

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