Washington accueille ce mardi 9 juillet une trentaine de dirigeants de l’Otan, réunis à l’occasion des 75 ans de cette organisation politico-militaire.
Entre potentielle accession de Donald Trump à la présidence, conflit en Ukraine et partenariats en Indo-Pacifique, les pays signataires célèbreront jusqu’à jeudi cet anniversaire, pourtant teinté de plusieurs défis.
Le président Joe Biden a prévu de recevoir les délégations des 31 membres de plein droit de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), à l’auditorium Mellon, le lieu même où a été signé le traité créant l’Alliance atlantique en 1949, situé tout près de la Maison Blanche.
L’administration américaine insiste à l’occasion de ce 75e sommet pour rappeler que sous la présidence de Joe Biden, l’Alliance atlantique s’est étendue à de nouveaux pays comme la Suède et la Finlande, signe de bonne santé pour l’Otan.
L’Ukraine demande plus d’aide
De son côté, le Kremlin a d’ailleurs indiqué ce mardi suivre avec « une attention maximale » cette réunion de l’Otan car l’Alliance atlantique « considère la Russie comme son ennemi », a rapporté Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, lors d’un point presse.
Concernant les dossiers en Indo-Pacifique, une réunion est prévue avec des partenaires privilégiés mais qui ne sont pas membres de l’Otan : les représentants du Japon, de la Corée du Sud, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande seront là pour souligner l’importance de la présence occidentale dans la région.
Il ne s’agit pas de faire adhérer ces pays, mais il s’agit plutôt de signaler que le regard des États-Unis reste également dirigé vers cette zone, où les ambitions et l’expansionnisme de la Chine représentent un défi aussi important que ce qui se passe en Europe, le terrain habituel d’opération de l’Otan. RFI plus











