Des milliers de migrants se sont dirigés vers la frontière grecque depuis la Turquie et depuis le 1er mars.
« Nous devons agir ensemble pour éviter une crise humanitaire et migratoire ». Emmanuel Macron a souligné la « pleine solidarité » de la France avec la Grèce et la Bulgarie, confrontées à un afflux de migrants depuis la Turquie, et sa volonté de « leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières » dans le cadre des « efforts européens ».
« Pleine solidarité avec la Grèce et la Bulgarie, la France est prête à contribuer aux efforts européens pour leur prêter une assistance rapide et protéger les frontières », a souligné le chef de l’Etat dans un tweet dimanche soir.
La situation est déjà dramatique après la mort d’un enfant en mer Egée qui tentait de traverser vers Lesbos.
Des journalistes sur place ont aussi rapporté qu’un réfugié syrien originaire d’Alep a par ailleurs été tué par un garde-frontière grec vers 9 heures ce lundi matin d’une balle dans la gorge.
Face à cet afflux, les autorités grecques ont barricadé le poste frontalier de Kastanies, en face de Pazarkule, utilisé dimanche des canons à eau et des grenades assourdissantes et envoyé des SMS pour dissuader les migrants de tenter de traverser.
Furieux, des migrants jettent des pierres en direction des policiers (…)
La Grèce a indiqué dimanche matin avoir empêché près de 10.000 migrants d’entrer « illégalement » sur son territoire en 24 heures depuis la Turquie.
Si les migrants sont victimes de cette situation, au fleuve Evros, les passeurs, eux, se frottent les mains.
Sous le regard d’un garde-frontière turc impassible, ils multiplient les navettes entre les deux rives, l’embarcation chargée à l’aller, les poches remplies au retour.
« J’exerce ce métier depuis plusieurs années, mais c’est la première fois que je le fais avec la permission » des autorités, déclare l’un d’eux, qui préfère ne pas donner son nom. « J’ai l’impression de remplir mon devoir ». (AFP)









