• ven. Mai 20th, 2022

Ultra-gauche : manifestation du 1er-Mai à Paris, Darmanin dénonce des violences de casseurs

Gérald Darmanin a dénoncé dimanche les « violences inacceptables » commises par des « casseurs » habillés de noir et venus « perturber les manifestations du 1er mai, notamment à Paris », avec des dizaines d’enseignes vandalisées sur le parcours, bloquant la progression du cortège syndical.

« Des casseurs viennent perturber les manifestations du 1er mai notamment à Paris, en commettant des violences inacceptables », a tweeté le ministre de l’Intérieur, assurant son « plein soutien aux policiers et gendarmes mobilisés ».

Il n’y a « pas eu de défaillances » des autorités, a affirmé M. Darmanin lors d’un point presse à la préfecture de police, faisant état de 45 interpellations peu avant 19H et de 8 blessés parmi les forces de l’ordre.

Parmi les personnes interpellées figure une femme suspectée d’avoir assené deux coups avec sa main sur le casque d’un pompier alors que celui-ci éteignait un incendie, a-t-il précisé. Le soldat du feu n’a pas été blessé.

Cette agression, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive indignation. « Cela suffit ! Honte à la sauvagerie, incompréhensible cette nouvelle agression vis-à-vis des sapeurs-pompiers de Paris dans l’exercice de leurs fonctions, protéger les personnes, les biens de la Cité et le bon déroulement de la manifestation », ont tweeté les sapeurs-pompiers de Paris.

Les premières tensions ont eu lieu quelques minutes seulement après le départ du cortège depuis la place de la République. Un groupe très mobile de manifestants, portant vêtements, gants et masques noirs, s’est détaché du cortège principal à hauteur de la rue Oberkampf pour se heurter aux forces de l’ordre.

Plus loin, au niveau de la place Léon Blum, un restaurant McDonald’s a été saccagé et ses vitrines taguées de slogans anticapitalistes.

Plusieurs dizaines d’agences bancaires, immobilières, de sociétés d’assurances ainsi qu’un magasin de produits bio ont subi le même sort tout au long du parcours. Du mobilier urbain a également été dégradé, et de nombreuses poubelles ont été incendiées.

De nouveaux affrontements entre ce pré-cortège et les forces de l’ordre se sont produits à l’arrivée place de la Nation, destination finale de la manifestation, avec des grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles.

Le cortège syndical a lui été bloqué au bout du boulevard Voltaire par un cordon de CRS avant de pouvoir accéder à la place de la Nation.

La manifestation s’est élancée peu après 14H30 de la place de la République en direction de la place de la Nation, à l’appel de l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires, rejointes par les organisations étudiante et lycéennes Unef, VL, MNL et FIDL, avec pour revendications les questions des salaires, des services publics, de protection sociale et de transition écologique.

De nombreux leaders politiques de (Extreme-Gauche, comme Jean-Luc Mélenchon) et Olivier Faure (PS) sont également présents dans le cortège.

Ailleurs, d’autres incidents ont également perturbé les manifestations.

A Rennes, plusieurs centaines de militants d’ultra-gauche ont joué pendant deux heures au chat et à la souris avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de lacrymogènes et d’un canon à eau. Des feux de poubelles ont été constatés.

A Nantes, les forces de l’ordre sont intervenues pour disperser des militants d’ultra-gauche qui commettaient des dégradations, selon la préfecture. (AFP)

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