• 10 mars 2026

60 cadres du parti « Debout la France » quittent le navire pour rallier Marine Le Pen

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Debout la France (DLF) est un parti politique français, fondé en novembre 2008 par son actuel président Nicolas Dupont-Aignan sous le nom de Debout la République (DLR) et devenu Debout la France en octobre 2014.

Ces cadres du parti souverainiste ont décidé de tourner le dos à Nicolas Dupont-Aignan pour former un collectif satellite du Rassemblement national.

Coup de tonnerre chez Debout la France ! Le parti souverainiste est en pleine hémorragie après l’annonce, mercredi 2 décembre, du départ d’une soixantaine de ses cadres.

Ils quittent la formation politique de Nicolas Dupont-Aignan après la démission, déjà, du numéro deux de Debout la France. Et s’apprêtent à former un collectif satellite du Rassemblement national de Marine Le Pen.

Dans un second communiqué, le vice-président du parti, Philippe Torre, a également fait savoir qu’il quittait la liste qu’il entendait mener aux élections régionales dans les Hauts-de-France, et ce, sur la base d’un « constat partagé » avec l’ex-porte-parole et numéro 2 de DLF, Jean-Philippe Tanguy.

Ce dernier et d’autres fidèles lieutenants avaient annoncé le 22 novembre leur ralliement à la candidature à l’Élysée de Marine Le Pen, en critiquant une stratégie de « l’isolement » qui conduit dans une « impasse ».

Interrogé par l’Agence France-Presse, Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé un « sabotage organisé, instrumentalisé et minoritaire », ne recensant de son côté que huit départs, dont cinq du bureau national.

« Mais cela clarifie la ligne » du mouvement, s’est félicité l’ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2017, qui a choisi cette fois de faire cavalier seul pour 2022, afin d’offrir aux Français « le choix » et échapper à un duel Macron-Le Pen.

Un « collectif gaulliste souverainiste » lancé fin janvier

Une cinquantaine de responsables locaux de DLF ont quitté le parti, ainsi qu’une dizaine de cadres nationaux, parmi lesquels la vice-présidente Anne-Sophie Frigout et le président des jeunes DLF, Alexandre Sabatou, indiquent les frondeurs dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse.

Les dissidents, rejoints par l’ancien directeur de campagne des élections européennes de DLF, Thomas Ménagé, parti après le scrutin, vont « lancer fin janvier un collectif gaulliste souverainiste, qui, à l’instar de la Droite populaire, travaillera avec le RN et toutes les bonnes volontés ».

L’ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani avait relancé en juin 2019 son courant de la Droite populaire en satellite du RN, pour y attirer ceux de LR qui veulent travailler avec le RN sans forcément y adhérer.

De son côté, le vice-président de DLF Philippe Torre accuse Nicolas Dupont-Aignan d’être dans un « déni de réalité ». Il déplore « la poursuite de la stratégie d’isolement de Nicolas Dupont-Aignan [qui] a pour objet de maintenir à tout prix cette candidature » à la présidentielle, « alors que son unique objectif serait en fait tout simplement d’être réélu député dans sa circonscription de l’Essonne ».

Philippe Torre devrait être exclu du parti, selon Nicolas Dupont-Aignan. Il sera remplacé dans les Hauts-de-France par le député José Evrard, qui a déjà milité dans trois autres formations, le PCF, le FN et les Patriotes. (AFP)

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