Le Portugal ratifie le pacte budgétaire européen

Le Portugal a ratifié vendredi par voie parlementaire le pacte budgétaire européen qui a fait de la discipline et de la rigueur les principaux instruments pour lutter contre la crise de la dette.

Le parlement portugais a également approuvé le Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à soutenir les pays de la zone euro qui, comme le Portugal, connaissent des difficultés financières.

Le Portugal est devenu ainsi le deuxième pays après la Grèce à ratifier le pacte et le MES, Athènes les ayant approuvés fin mars.

Le vote au parlement portugais n’a posé aucun problème dans la mesure où la coalition de droite, qui dispose d’une confortable majorité, a été soutenue par l’opposition socialiste même si, à l’instar de ses homologues européens, les socialistes portugais estiment que le pacte n’évoque pas assez les mesures en faveur de la croissance et de l’emploi.

Le gouvernement portugais s’est dit « particulièrement satisfait » du consensus affiché au parlement par « près de 90% » des élus et a souhaité que ses partenaires européens ratifient ces traités « avec des majorités aussi larges ».

« Pour un pays comme le Portugal, qui applique actuellement un programme d’assistance financière, il est tout particulièrement important d’envoyer ce signal d’efficacité et de consenus », a souligné le ministre des Affaires étrangères Paulo Portas, dans une déclaration aux médias étrangers.

Le pacte budgétaire « témoigne de notre refus de répéter les erreurs du passé », avait déclaré le Premier ministre Pedro Passos Coelho, lors du débat parlementaire.

Signé le 2 mars à Bruxelles par 25 pays membres de l’Union européenne, le pacte commencera à s’appliquer dès que 12 Etats l’auront ratifié.

Témoins de la controverse qu’il a suscitée, la Grande-Bretagne et la République tchèque ont choisi de rester en dehors, tandis que l’Irlande a décidé de le soumettre à un référendum.

En France, la ratification du pacte dépendra du résultat de l’élection présidentielle. Le candidat socialiste, François Hollande, veut le renégocier. Mais l’actuel président, Nicolas Sarkozy, s’il l’emportait, devrait faire ratifier le pacte par voie parlementaire, à une majorité des deux tiers, ce qui implique le soutien des socialistes.

En Allemagne, l’opposition sociale-démocrate souhaite des mesures en faveur de la croissance. La ratification pourrait donc se faire seulement en fin d’année alors que le gouvernement aimerait adopter le texte fin mai.

Le pacte instaure des sanctions quasi automatiques en cas de dérapages des déficits publics et prévoit notamment un déficit structurel d’un niveau maximal de 0,5% du PIB, un déficit public maximum de 3% du PIB et une dette globale ne dépassant pas 60 % du PIB.

Le Portugal est toutefois l’un des pays de l’UE qui ont le plus de mal à respecter le pacte. Ainsi, sa dette publique, qui représente actuellement 110% du PIB, doit atteindre 115% à la fin de l’année.

Le Portugal a dû demander en mai 2011, après la Grèce et l’Irlande, une aide exceptionnelle de l’UE et du FMI. En échange d’un prêt sur trois ans de 78 milliards d’euros, il s’est engagé à mettre en oeuvre un vaste plan de réformes, marqué par une austérité sans précédent.

Jusqu’à présent, le gouvernement est parvenu à respecter l’essentiel des objectifs recommandés par ses créanciers, réussissant par exemple à ramener l’année dernière son déficit public à 4,2% du PIB alors qu’il avait atteint 9,8% en 2010.

Ces bonnes performances et la mise en oeuvre de réformes dites « structurelles », notamment celles destinées à améliorer la compétitivité du marché du travail, ont valu au Portugal des éloges de l’UE et du FMI qui ont toutefois souligné que le pays continuait de faire face à de sérieux défis.

Les mesures d’austérité ont en effet plongé le pays dans la récession et selon les prévisions, l’économie portugaise devrait se contracter cette année de plus de 3% du PIB tandis que le chômage devrait dépasser le taux de 14%.

A Assembleia da República aprovou as duas propostas de resolução para a ratificação do Tratado que cria o Mecanismo Europeu de Estabilidade e do Tratado sobre Estabilidade, Coordenação e Governação na União Económica e Monetária.

Os dois novos tratados europeus foram aprovados com os votos a favor dos deputados do PSD, do CDS como também do PS, havendo abstenção de alguns deputados socialistas Pedro Alves e Rui Cordeiro e os votos contra das bancadas do PCP, BE e Verdes.

Seis deputados do PS anunciaram que apresentarão declarações de voto em relação às propostas de resolução do Governo para a ratificação dos tratados: Sérgio Sousa Pinto, João Galamba, Rui Cordeiro, Pedro Nuno Santos, Isabel Moreira e Pedro Alves.

Em relação à proposta de resolução do Governo para aprovar o Tratado sobre Estabilidade, Coordenação e Governação na União Económica e Monetária, também três deputados do PSD anunciaram declarações de voto: Miguel Frasquilho, Duarte Pacheco e Paulo Batista Santos.

Por outro lado, a Assembleia da República rejeitou três iniciativas do BE, PCP e PEV para a realização de referendos sobre os pactos orçamentais europeus. Votaram a favor os deputados destes três partidos, mas as propostas foram rejeitadas com os votos contra do PSD, CDS e PS.

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