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Le Portugal prévoit une récession plus forte en 2013, à -2% du PIB, et attend de ses créanciers internationaux une année supplémentaire pour réduire ses déficits, a déclaré mercredi le ministre des Finances, Vitor Gaspar.
« Mon appréciation provisoire pointe vers une révision à la baisse des prévisions de l’activité économique de l’ordre d’un point de pourcentage » alors que le gouvernement tablait jusqu’à présent sur une contraction de 1%, a déclaré le ministre lors d’une audition parlementaire.
M. Gaspar a précisé que la révision des prévisions économiques sera « un des thèmes centraux » de la prochaine mission d’évaluation de la troïka UE-BCE-FMI représentant les bailleurs de fonds du Portugal, qui débute lundi.
La situation économique « aura aussi des implications sur le rythme de l’ajustement budgétaire dans les années à venir », a en outre déclaré le ministre, estimant « raisonnable » d’espérer que la Commission européenne propose « un prolongement d’un an du délai accordé au Portugal pour corriger son déficit budgétaire excessif ».
Le Portugal a déjà bénéficié en septembre dernier d’un assouplissement de ses objectifs budgétaires de la part de ses créanciers, qui exigent que le pays ramène son déficit à 4,5% du PIB en 2013, contre 3% selon la première version du plan d’aide financière accordé en mai 2011.
En contrepartie d’un prêt de 78 milliards d’euros de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, Lisbonne s’est engagé à mettre en oeuvre un vaste programme de rigueur et de réformes marqué par une forte récession économique et un taux de chômage record.
Selon une estimation provisoire de l’Institut national des statistiques, le Portugal a enregistré en 2012 un recul du PIB de 3,2%, alors que le gouvernement de centre-droit et la troïka prévoyaient une contraction de 3%. (AFP)
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