• 27 mai 2026

Le Premier ministre portugais défend l’austérité malgré les critiques

ByTeam

Mar 7, 2013
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Parlamento PortuguesLe Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a vigoureusement défendu la politique d’austérité de son gouvernement, mise en oeuvre sous la tutelle des créanciers du pays, malgré le fort mécontentement populaire qu’elle provoque.

Le Premier ministre intervenait pour la première fois au Parlement depuis les manifestations contre sa politique de rigueur qui ont rassemblé samedi dernier plusieurs centaines de milliers de personnes à travers le Portugal, l’une des plus fortes mobilisations depuis la Révolution des Oeillets de 1974 et l’instauration de la démocratie au Portugal.

« Je ne gouverne pas en fonction des manifestations et des protestations », a déclaré M. Passos Coelho. « Si un gouvernement devait décider en fonction de ces critères il abdiquerait sa responsabilité », a-t-il déclaré.

« Nous reconnaissons le droit et la légitimité des personnes à s’exprimer et aucun gouvernement ne doit rester indifférent », a-t-il toutefois tempéré.

Le Premier ministre a réaffirmé sa volonté de poursuivre le programme de réformes et de rigueur mis en oeuvre en contrepartie du plan de sauvetage de 78 milliards d’euros, accordé au pays en mai 2011.

« Nous devons continuer avec fermeté », a-t-il dit, expliquant que la crédibilité du Portugal vis-à-vis de ses partenaires internationaux en dépendait.

« Il est uniquement possible d’avoir la disponibilité de nos partenaires pour nous aider à revenir sur les marchés si nous sommes capables de mettre en oeuvre notre plan d’aide avec succès », a-t-il ajouté.

M. Passos Coelho se referait notamment à la décision prise à mardi Bruxelles de rallonger les prêts accordés à son pays, un mesure qui devrait faciliter le retour du Portugal sur les marchés financiers.

Le Portugal qui a réussi, fin janvier, son premier emprunt à moyen terme depuis sa demande d’aide internationale, espère pouvoir dès cette année retrouver son indépendance financière.

Mais le gouvernement de centre-droit souhaite aussi de la part de la « troïka » des bailleurs du Portugal (UE-FMI-BCE), qui procèdent actuellement à un nouvel examen des comptes du pays, un allégement de ses objectifs de réduction du déficit budgétaire.

Alors que l’économie devrait se contracter de 2% cette année et que chômage touche près de 17% de la population active, le gouvernement souhaite plus de temps pour ramener son déficit budgétaire au dessous de la limite des 3% du PIB fixée par Bruxelles, un objectif qui devrait être atteint en 2014, selon les prévisions actuelles.

Le Premier ministre a également rejeté catégoriquement les demandes de la principale formation d’opposition, le Parti socialiste, qui le presse de renégocier le plan d’aide, de mettre un terme à l’austérité et de développer des mesures en faveur de la croissance et de l’emploi.

Le processus de réformes est « douloureux » mais, « cette direction est la bonne », a souligné Passos Coelho. (AFP)


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