Antonio José Seguro souhaite que l’Europe participe au paiement des allocations de chômage

António José Seguro

António José Seguro

Le secrétaire général du PS portugais veut placer la lutte contre le chômage comme une priorité ainsi que pour les institutions européennes, en leur faisant assumer la co-responsabilité par une aide qui consisterait à payer les allocations chômage.

C’est l’une des propositions contenues dans la motion que António José Seguro mènera au XIXe Congrès national du Parti socialiste, qui aura lieu entre le 26 et le 28 Avril. Le texte, intitulé « Portugal tem Futuro » (Le Portugal a un futur), basée principalement dans un document de Coimbra, préparé par le leader socialiste et qui a intégré les contributions de António Costa (maire de Lisbonne). Le document s’est avéré être une sorte de calumet de la paix entre les deux leaders.

Dans la motion de 35 pages, António José Seguro effectue une analyse très critique que connaît le pays, n’oubliez pas les niveaux records de chômage, récession profonde, une dette publique élevée et les échecs des objectifs du déficit budgétaire. La faute est de ce gouvernement PSD / CDS-PP, son point de vue erronée de la réalité du pays et de son « obsession » de l’austérité.

Mais pas seulement. António José Seguro est aussi une sorte d’acte de contrition. D’abord il dit que « juste est de reconnaître que tous les gouvernements ont une responsabilité dans la situation du pays. » Et puis il dit: « Le PS assume toutes ses responsabilités passées et présentes. »

Toutefois, si rien n’est fait pour les différentes politiques suivies par cette coalition, le scénario va s’aggraver, prévient le leader socialiste. Parce que ce gouvernement « n’est pas préparé », « il a raté une prévision et n’a pas réussi tous ses objectifs », « a le dos tourné aux Portugais, nie la réalité et a toujours refusé les propositions du PS pour sortir de la crise. »

Pourquoi, précisément, « sortir de la crise est une situation d’urgence », se lit dans la motion. En tant que tel, Antonio Seguro promet une « opposition sérieuse, ferme et constructive », qui sera atteinte grâce à un « contrat de confiance basé sur une forme différente de l’exercice de la politique. » Comment? « En respectant les engagements, honorer ses promesses électorales, en séparant la gouvernance publique de l’entreprise privée, en toute transparence. »

Pour surmonter la crise, il faut une « réponse cohérente et coordonnée au niveau national et européen. » Par conséquent, le PS veut une « politique européenne de mise en commun progressive des systèmes pour soutenir l’emploi et le combat du chômage », en conformité avec un programme européen de lutte contre le chômage des jeunes financé par les taxes bancaires et les fonds communautaires non utilisés.

António José Seguro propose également, entre autres, la mutualisation d’une partie de la dette des Etats, la création de l’union bancaire, la convergence et l’élimination des paradis fiscaux. À cette s’ajoute un accord de coopération stratégique, impliquant, par exemple, stabiliser à moyen terme, le cadre budgétaire et les avantages sociaux, les évolutions de salaires aux gains de productivité, l’augmentation du salaire minimum et des petites retraites.

Pour la relation avec les créanciers, la proposition réaffirme les convictions socialistes que le pays dispose de renégocier les termes et conditions de la dette, remboursement des échéances et intérêts.

En interne, le PS propose un agenda pour la croissance et l’emploi, ce qui implique la qualification, le financement de l’économie et de la capitalisation des PME, en réduisant les coûts dans le contexte des activités économiques, soutenir la recherche, la promotion des énergies renouvelables, la promotion des exportations et d’attirer les investissements directs étrangers.

Dans ce dernier chapitre, le leader socialiste promet de réviser la loi électorale du Parlement, dans le respect des « règles de proportionnalité, la gouvernance et le rapprochement des électeurs avec les élus » en étendant, par exemple, des mécanismes de participation citoyenne. Et toujours l’intention de lutter contre la corruption et défendre le « principe actif de la transparence » au niveau public, la définition des « règles de transparence »…

Regardant à l’intérieur du parti, António José Seguro veut « mobiliser et renforcer la confiance dans le PS portugais », en ouvrant le parti, mais aussi le rendre plus cohérent. Il promet une « nouvelle façon de faire de la politique » en passant par « règle d’or » de « de ne pas promettre quelque chose qu’il ne sera pas capable d’accomplir quand il sera au gouvernement. »


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