Les prix à la consommation au Portugal ont continué à augmenter en avril, progressant de 0,4% en glissement annuel, après une hausse de 0,3% en mars, a annoncé mercredi l’Institut national des statistiques (Ine).
Le Produit intérieur brut (PIB) du Portugal a progressé de 0,4% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, porté notamment par la demande intérieure, a annoncé aujourd’hui l’Institut national des statistiques (INE) dans une première estimation.
Le Portugal confirme ainsi son retour à la croissance, après avoir vu en 2014 son PIB augmenter pour la première fois depuis 2010, de 0,9%.
La croissance a maintenu le rythme enregistré au dernier trimestre de 2014, où le PIB s’est accru de 0,4%, un taux revu légèrement à la baisse par rapport aux 0,5% annoncés en février.
En glissement annuel, la croissance portugaise a accéléré à 1,4% au premier trimestre, contre 0,6% les trois mois précédents, reflétant une hausse de la demande externe due à « un recul des importations » associé à « une augmentation des exportations » de biens et services.
Les exportations de biens du Portugal, l’un des moteurs de l’économie, ont progressé de 4% au premier trimestre, tirées surtout par les marchés au sein de l’Union européenne.
Décrivant une « légère déception » par rapport au taux attendu de 0,5%, Anthony Baert, économiste chez ING, souligne que la croissance portugaise a bénéficié de la « baisse des prix du pétrole et de la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne ».
M. Baert relève que « la confiance économique a atteint des niveaux élevés ces derniers mois », mais estime qu’il faudra « bien plus de croissance pour créer des emplois et faire reculer encore le chômage » au Portugal.
L’exécutif portugais prévoit pour 2015 un taux de chômage de 13,2%, se montrant plus optimiste que la Commission européenne, qui table sur 13,4%, mais moins que le FMI, qui espère 13,1%.
Le gouvernement portugais a relevé en avril sa prévision de croissance pour 2015 à 1,6%, conforme à celles de la Commission européenne et du Fonds monétaire international (FMI).
Le FMI avait estimé vendredi que la reprise portugaise était encore « modeste », pointant du doigt le faible niveau d’investissement, un endettement public et privé excessif et « la morosité du marché du travail ». (AFP)










